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Quinté mercredi 12/12 : décollage immédiat pour Boeing du Bocage !

L’hippodrome de Vincennes reprend le flambeau ce mercredi. Le Prix Poitou-Charente est support du quinté ce mercredi sur le plateau de Gravelle, avec des chevaux d’âge au départ sur les 2850 mètres de la grande piste (deux échelons de départ). Si actuellement la carrière de Boeing du Bocage (n°16 – K. Leblanc) bat de l’aile, on a l’impression qu’il peut décoller de nouveau ce mercredi.

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Matthieu Abrivard
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Mots clés : Plat - Après - Groupe 1 - France

Mickaël Barzalona : génie ou folie ?

Son geste dans le Derby d’Epsom fait jaser… Mickaël Barzalona se souviendra à tout jamais du samedi 4 juin 2011. Ce jour-là, il a offert à la France le Derby d’Epsom, 35 ans après Empery, et aux photographes du monde entier, le plus beau des clichés...

Debout sur ses étriers, Mickaël Barzalona franchit en tête le poteau du Derby d’Epsom 2011, aux commandes de Pour Moi ! Une photo qui a fait le tour des rédactions hippiques du monde entier. Un cliché à l’instant T qui marquera à jamais tous les esprits. Dans dix, vingt, cinquante ans… on reparlera encore de cette victoire qui salue le talent, bien sûr, mais aussi l’audace… ou l’inconscience ? Si tout le monde est unanime pour reconnaître que le meilleur poulain l’a emporté, grâce à une tactique de rêve mise en place par son entraîneur, André Fabre, et exécutée à la perfection par son jockey, Mickaël Barzalona. En revanche, le geste réflexe du jeune cavalier, alors que le poteau était tout juste atteint, une courte tête d’avance sur le deuxième, divise quelque peu dans le landerneau du Turf. Certains parlent de coup génie, d’autres de folie douce… "Pour moi, ce geste de Mickaël Barzalona est marqué du sceau du génie, nous explique Jean-Paul Gallorini. Un très bon jockey se serait appliqué à soutenir sa monture jusqu’au poteau. Lui, ce geste instinctif, il l’a eu sans se poser de questions, tout simplement parce qu’il savait que son cheval avait gagné. D’ailleurs, regardez bien le film, il n’a jamais douté, sûr de son succès, alors que la photo-finish était encore à l’étude du côté des juges à l’arrivée. Ce Derby a sacré un très grand cavalier. Si vous le permettez, je signalerai encore que le Derby d’Epsom et le Jockey-Club ont été remportés cette année, par des jockeys qui ont démarré leur carrière à Marseille. Croyez-moi, Mickaël Barzalona ira très très loin."

L’hommage d’Yves Saint-Martin 

A ce propos, dans une interview donnée il y a quelques mois dans nos colonnes, Yves Saint-Martin déclarait : "Parmi les jeunes pousses, j’ai repéré un petit qui possède une très belle position à cheval, il me plaît beaucoup. Son nom ? Mickaël Barzalona !" Pas de doute, Mickaël est promis à une très grande carrière. A bonne école chez André Fabre, son patron d’apprentissage, il a franchi très rapidement les paliers pour obtenir ses galons de jockey professionnel et signer un contrat de seconde monte pour l’écurie des frères Wertheimer, aux côtés d’Olivier Peslier. Un signe qui ne trompe pas. Mais tout de même, samedi à Epsom, devant la reine d’Angleterre qui présentait le favori de l’épreuve Carlton House (3e), le jeune homme a joué quelque peu avec le feu. On tremble encore à l’idée de ce qui se serait passé, si le verdict de la photo s’était révélé défavorable pour lui. L’entourage du poulain, les commissaires et les journalistes seraient tombés sur Mickaël Barzalona. On n’ose à peine imaginer les réactions des uns et des autres. La veille, Frankie Dettori a écopé d’une mise à pied de dix jours, pour avoir cessé de solliciter sa monture, perdant le bénéfice d’une troisième place dans les Oaks. Le coup est passé près…L’œil du lynx ou du tigre ? Souvenez-vous que l’immense Jean-Michel Bazire a perdu le Cornulier 2002, avec Iouky du Pré, dans un excès de zèle. A une centaine de mètres du poteau, il avait lâché les rênes de son partenaire, en signe de victoire, et ce dernier lui a répondu par quelques foulées au traquenard qui ont débouché sur enquête des commissaires et sa disqualification. Il serait peut-être bon que les instances des courses se penchent sur ce problème. De plus en plus, on voit des jockeys manifester leur joie sur le poteau, de façon un peu risquée… On va peut-être vers une catastrophe.

"Ce geste n’était pas prémédité"

Mickaël, lui, ne réalise pas tout cela, puisqu’il n’a jamais douté du succès : "Ce geste, je ne l’avais pas prémédité, je l’ai fait d’instinct car je savais que Pour Moi s’était imposé. Je venais très vite en dehors et j’avais déjà pris le meilleur sur mon adversaire, avant de me dresser comme un ressort sur mes étriers. Cette victoire est fantastique, surtout lorsque je pense que le maître Dettori a attendu quinze ans avant d’enlever le Derby. C’est génial ! Je ne pourrai jamais assez remercier André Fabre pour tout ce qui m’apporte depuis le début de ma carrière. J’ai conscience que je dispose d’une chance inouïe." Juste après sa victoire, Mickaël Barzalona s’est retrouvé devant les commissaires. Mais pas pour son geste, contrairement à ce que l’on aurait pu croire. En Angleterre, les jockeys ont le droit de cravacher leur monture toutes les trois foulées. Mickaël a enfreint cette règle, ce qui lui vaut une suspension d’un jour.

Un enfant de la balle

Né le 3 août 1991 à Avignon, Mickaël Barzalona est originaire de Corse où son oncle, Armand, et son grand-père ont travaillé dans le milieu des courses : "J’ai commencé à m’intéresser à ce métier, après des voyages dans l’Ile de Beauté et la rencontre avec mon grand-père. Cela a été un déclic et, immédiatement, je suis allé passer les sélections de l’AFASEC à Marseille. Mon oncle m’a alors conseillé de partir à Paris, où j’aurais beaucoup plus de choses à apprendre que dans la région du Sud-Est." Agé seulement de 14 ans, Mickaël plie bagages et se retrouve à Gouvieux. Il entre au service d’André Fabre et effectue tout son apprentissage aux côtés du maître de Chantilly : "C’était très impressionnant de lui parler et de voir à quel point il s’intéresse à ses jockeys, se rappelle-t-il. Tout de suite, il m’a confié de bons chevaux, je lui dois tout !" La suite, vous la connaissez…    

Hubert Benhaïm, 07/06/2011 10:35:00
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