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Franck Leblanc est un homme chanceux. Après les disqualifications d’Opale du Gaultier et Roupie Blonde, arrivées respectivement première et troisième du Prix de l’Ile-de-France, à l’affiche de la réunion du dimanche 5 février, ses trois pensionnaires Tango Quick, Save The Quick et Quif de Villeneuve ont pris les trois premières places de ce Groupe I, qui avait réuni douze trotteurs montés de 5 à 10 ans sur les 2.175 mètres de la grande piste de Vincennes.
Haies 3
ans
2.500 mètres et 60 kilos minima et pas avant le 15 février
4 ans
2.800 mètres minima
Steeple- Chase
3 ans
3.000 mètres minima et pas avant le 2e dimanche de juillet
4 ans
3.400 mètres minima
Les poids minima sont de 63 kilos, sauf dans les handicaps (62 kilos) et les
courses de Groupe (61 kilos)
Il existe des réunions (ou courses) dites
P.M.U et d'autres baptisées P.M.H. Les premières sont l'objet d'enjeux
nationaux, pouvant être collectés dans tous les points ou réseaux PMU (minitel,
téléphone, internet, télévision interactive). Sur les réunions PMH, on ne peut
jouer que si l'on est présent sur l'hippodrome.
Les courses ont une raison d'être sportive, l'objectif étant de sélectionner,
dans un premier temps, les meilleurs éléments de chaque génération sur des
distances type. Une fois cette sélection opérée par tranche d'âge, il convient
ensuite de confronter les meilleurs éléments des différentes promotions, sur
ces différentes distances.
Les réclamers
Dans ces épreuves, les chevaux sont mis aux enchères, après la course et au
plus offrant, selon le principe de bulletins secrets déposés dans une urne.
Chaque cheval porte un poids qui est fonction de sa mise à prix, fixée par son
entourage.
Les handicaps
Le principe de ces épreuves est d'égaliser les chances des différents concurrents
, en leur attribuant des poids différents, selon leurs performances passées et
leur supposée qualité. Dans une écrasante majorité, les paris à la carte,
tiercé/quarté+/quinté+, sont proposés dans les courses à handicaps.
Le poids porté par chaque cheval est la résultante de la valeur (estimée en
kilos par le service des handicapeurs) à laquelle s'ajoute ou se retranche la
référence de la course du jour. Pour qu'un cheval ait une valeur dans un
handicap, il doit avoir couru au moins trois fois ou avoir déjà pris deux
allocations. En obstacles, les références utilisées peuvent être positives ou
négatives.
Exemple A
La valeur la plus basse de tous les chevaux engagés est de 68 kilos et la
valeur la plus élevée de 78 kilos. S'il est appliqué une référence - 6, le
poids minimal sera de 68 - 6 = 62 kilos, et le poids maximal de 78 - 6 = 72
kilos. Par contre, s'il est appliqué une référence de -8, le poids minimal
passera à 60 kilos et le poids maximal à 70 kilos.
Exemple B
La valeur la plus basse de tous les chevaux engagés est de 52 kilos et la
valeur la plus élevée de 62 kilos. S'il est appliqué une référence de +10, le
poids minimal sera de 52 + 10 = 62 kilos et le poids maximum de 62 + 10 = 72
kilos. Si la référence est de +12, le poids mini est de 64 et le poids maxi
passe à 74 kilos.
Ainsi un même cheval, de valeur 65, engagé dans deux handicaps dont la
référence respective est de - 3 ou de + 5 portera dans le premier cas : 65 - 3
= 62 kilos. Dans le deuxième cas : 65 + 5 = 70 kilos. Le handicapeur choisit
donc sa référence en fonction de la valeur des compétiteurs. Plus la référence
est élevée, plus le lot des chevaux engagés est modeste. A l'inverse, plus elle
est basse, voire négative, plus la course est relevée.
Double référence
Dans les handicaps ouverts aux chevaux de 4 ans et au-dessus, une double
référence est appliquée pour tenir compte des écarts de poids pour âge. Le
premier chiffre indique la référence des 4 ans et la seconde celle des 5 ans et
plus. Le poids pour sexe n´intervient pas dans la référence car il est
incorporé préalablement dans la valeur fixée par la commission des
handicapeurs. Après une victoire dans un handicap, une pénalisation est
systématiquement appliquée par le handicapeur, selon la facilité de la victoire
et le montant de l'allocation gagnée. La pénalisation est, en général, de
l'ordre de une à quatre livres dans un « petit » handicap et de deux kilos à
quatre kilos dans un handicap quinté+ où les allocations sont, en moyenne, deux
fois plus importantes.
Les courses à décharges
Ce sont des épreuves où certaines catégories de jockeys bénéficient de
décharges, qui sont en général de 2 kilos, pour les jockeys ayant gagné moins
de 35 courses.
Cet artifice qui réduit le champ de vision du
compétiteur est utilisé en priorité chez les chevaux ayant tendance à se
relâcher ou à ne pas être assez « à leur travail ». Le port des œillères est
une indication sur le caractère du cheval. Ce harnachement peut s'avérer
décisif sur la performance finale. La première fois où cet artifice est
utilisé, c'est un peu quitte ou double. Certains chevaux, avec les œillères, se
montrent en effet trop tendus dans le parcours, respirent moins bien et se
retrouvent en conséquence sans ressources pour finir.
Quand un cheval, compétitif avec des œillères, en est soudainement démuni, il
faut en tirer également les conséquences qui s'imposent... Si les champions
s'adaptent en général à tous les types de terrain, les spécialistes des
terrains souples, voire lourds, sont privilégiés en obstacles où l'on court en
priorité en début et fin de saison. Les origines jouent donc un rôle important
car cette aptitude au terrain se transmet.
Les rubriques d'entraînement fournissent de précieuses informations sur l'état de forme des compétiteurs. Dans une très large majorité, les professionnels interviewés jouent la transparence et disent ce qu'ils pensent, en toute bonne foi, sur l'état de forme de leurs protégés et leurs chances. Ils peuvent, cependant, se tromper car il n'y a pas pire qu'un cheval « pour vous faire prendre pour un imbécile », selon une expression courante dans le milieu. Il existe aussi des entraîneurs qui sont systématiquement optimistes et, à l'inverse, des pessimistes incorrigibles. A chaque lecteur de faire les correctifs en conséquence...